14/08/2010

Nous ne connaissons pas Albert

En effet, voici l'Albert que nous connaissonsALBERT.jpg

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et celui là, le connaissez-vous?IMGP0271B.jpg

Albert adore le cyclotourisme mais aussi la marche.

C'est un adepte des sorties en Fagnes en été comme en hiver.  Après un entrainement intessif, il est parti en direction du désert pour un trekking au Maroc.  Le challenge qu'il s'est imposé consiste en un parcours de 415 km et 15.000 m. de dénivelé positif dans le Haut Atlas maroquain.

Voici un texte intitulé "Le Rouge et le Vert" écrit par Jean et Anne-marie Rieunau
et qui résume très bien le périple d'Albert et de ses compagnons dans cette région d' Afrique du Nord.

 

LE ROUGE

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ET LE VERTLe Vert.gif

Ce n’est pas un roman, ce n’est qu’un conte berbère pour nous remémorer une odyssée qui nous conduisit de la Vallée heureuse au cœur du Haut Atlas.

Permettez-moi de vous présenter ses acteurs hauts en couleur.

-Il n’y a, hélas, qu’une actrice, Anne-Marie ; mais c’est une gazelle capable de supporter et de soigner cette horde de mâles. Elle est accompagnée d’un écrivain public, Jean.

Honni soit (niçois) qui mal y pense(nt), il y a deux provençaux :

-Christian, fleuriste en cavale, qui court…après les fleurs…dans un jardin botanique de rêve.

-Franc des sources, globe-trotter qui promène la Provence de Pagnol à travers monde, un marieur de pierres.

-Daniel, un compagnon si agréable qu’on aimerait avoir son clone, un homme aux très bonnes relations.

Cette vaillante troupe a deux éclaireurs :

-Jacky avec qui le courant passe,

-Paul, le soldat riant. Il est d’un commerce agréable, arpente les grandes surfaces de l’Atlas et parfois assure le ravitaillement.

-Yves, le boute-en-train, un des derniers rigolopithèques de l’Ariège. Il a l’estomac au fond des talons et toujours le mot de la faim : chèvre, Boulaouane….

-et Albert, ah Albert, converti en berbère, ça donne Albêêêrt, très demandé par les chèvres. Venu du plat pays, il ne fut jamais tout à fait à plat, Albert, l’homme fort de la troupe.

Avec ses « cloches »et ses « petites socquettes », il traversa l’Atlas à cloche-pied, et pour mieux voir l’Atlas il mit ses lunettes au fond de ses chaussures.

Avec Ali Bert, avec Al Bert vous conviendrez que nous étions bien partis pour une marche berbère.

Allibert est une grande agence et Mohamed est son prophète. Guide zélé, il nous ouvre les portes des trésors des hautes vallées, nous fait monter à leurs sommets.

N’oublions surtout pas ceux qui nous permettent avec lui cette magnifique traversée : une escouade de six jeunes muletiers avec leurs sept mules et un cuisinier.

Oh Ali, grand prince de nos palais qui en restent Baba, et te disent Sâa !

O(h)Asis, comme le petit cheval blanc, au M’Goun, toi derrière et nous devant !

Ibrahim, oh Toulouse dont tu as la tchache !

Yus, le TGV de l’ Ouanekrim ; Hassan, Omar et Smaïn lycéens en sport-études !


Mais où va cette troupe ? Dans l’Atlas : Qu’es aco ? Un géant ? Une encyclopédie ? Les deux.

Et que fait-elle ? Un trek.

Des marches forcées avec des soirées très animées de conférences médicales en cours de mécanique avec blagues et devinettes salées.

Un trek « pro-statique » mais dynamique,

Un trek qui a du piquant…

Un trek où le rouge et le vert dominent dans la palette des couleurs qui ravissent nos yeux.

Un trek à notre gré(s), rose, rouge ou violine.

Un trek rouge, noyer de vert.

Nous y découvrons l’hospitalité berbère avec l’accueil rayonnant d’Aïcha. D’emblée Albert fait un M’Goun à sa Germaine.

L’Atlas réunit dans un charme indéfinissable le rouge et le vert.

Coussins de fleurs.gifSur des coussins de fleurs gorgés de toutes les lumières, on en voit de toutes les couleurs, du bleu Cupidon au jaune pastel, couleurs dont on trouve le reflet dans la parure étincelante des filles et des femmes.

Nous descendons le canyon rouge de la Tessaout et son ruban vert de noyers. Rêve éveillé.

Quel cirque, où presque chaque jour Mohamed nous met en piste pour des numéros aussi variés que spectaculaires.

Nous traversons Mekdaz, rouge masaï, juchée au-dessus d’un fleuve vert ; nous traversons des croupes sensuelles vert armoise.

Maroc licots.gifC’est un trek musical, où nous marchons au chant du rossignol, où nous dormons bercés par les grenouilles. C’est un pays où sons et couleurs s’entremêlent, où les coqs font « Maroc’licot ». La gutturale langue berbère enchante nos oreilles. Je ne saurais vous répéter ses noms à coucher dehors. C’est aussi une langue en pleine évolution : « Ya pas photo, Ya stylo… »

Après avoir échappé aux charmes d’elfes scandinaves, nous prenons d’assaut la citadelle de l’Anghomar, parée de deux ailerons roses et de tours grège.

Rudesse et douceur du pays berbère : du rugueux Anghomar, nous glissons aux lauriers roses de l’asif Ounila, là où Daniel, qui se prend pour Adam, se fait passer un savon par Mohamed.

Nous découvrons au fond de sa Casbah démantelée les fastes et les frasques d’El Glaoui ; puis en tapis roulant, nous rejoignons l’Atlas vert, et un chapelet de villages où Yves se transforme en botte de foin, un plateau mongol, et des villages cramoisis au pied d’alpages fleuris qui nous rendent M’Zen.

Il le fallait pour s’écrouler jusqu’à Sidi Fatma sur la vallée de l’Ourika.

L’appel du Bouïguenouan fait courir nos pistards, et la troupe reprendra de l’énergie sous de verts noyers géants pour franchir, dans une demi-lune, des montagnes noires griffées de névés, et plonger et remonter à travers roche verte, bleue, jaune et encore rouge, et gagner après tours et détours la montagne des montagnes où trône le Toubkal.

Mohamed.gifDans un grand souffle, Mohamed nous emporte au sommet du Toubkal, auquel Awita monte à fond de train, pour nous montrer ses talents de Toubkalleur . Et là-haut, nous tournons la page de cette encyclopédie géante. Autant en emporte le vent.


Sâa, Mohamed, pour cette splendide plongée dans tes si belles montagnes et dans la culture berbère, au cœur du Haut Atlas rouge et vert, toi dont la prière nous fit monter plus haut que M’goun, Anghomar et Toubkal.


P.S. Manuscrit trouvé à Imlil, et signé Jean de la Note, bibliothécaire parti pour feuilleter l’Atlas sur le terrain.

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Anghomar (3608m) 1.6.2010

Ci-dessous, quelques photos souvenir d'Albert, une belle façon de connaître un peu cette région
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22:44 Écrit par Michel dans Info | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Commentaires

superbe paysage et photos très réussies !
certainement beaux souvenirs .

Écrit par : joel | 15/08/2010

Merci pour Albert, je transmets

Écrit par : Michel | 15/08/2010

Félicitations à la personne qui a écrit le texte, et à tous les participants, et en particulier Albert et ses belles photos.

Écrit par : Marie-Claude | 15/08/2010

Les commentaires sont fermés.